Le Service de l'horticulture renforce le contrôle du commerce des pommes de terre : des infractions en matière d'étiquetage ont été constatées
En réponse aux signalements des partenaires sociaux et des citoyens concernant une éventuelle tromperie des consommateurs dans le cadre de la commercialisation de pommes de terre présentées dans les points de vente comme étant d'origine lituanienne, le Service national de l'horticulture a renforcé cette année les contrôles sur le commerce des pommes de terre dans toute la Lituanie.
Renforcement des contrôles sur le commerce des pommes de terre
Toutes les directions régionales du Service phytosanitaire ont effectué, entre avril et juin 2026, des contrôles programmés et inopinés sur les marchés, dans les centres de gros et dans d’autres lieux de commercialisation des pommes de terre. Au cours de cette période, plus de 160 opérateurs commerciaux de pommes de terre ont été contrôlés en Lituanie.
Les contrôles visaient à vérifier si les pommes de terre étaient correctement étiquetées, si les documents attestant de leur origine avaient été présentés et si la traçabilité de la production était assurée. L’objectif de ces contrôles était de empêcher que des pommes de terre non correctement étiquetées ou non accompagnées de documents d’origine ne soient mises sur le marché, y compris les produits importés de Pologne ou de Roumanie qui ne respectent pas les exigences phytosanitaires.
Contrôles inopinés à Kaunas et à Vilnius
L’un des contrôles inopinés les plus importants a été effectué dans les marchés de gros de fruits et légumes de Kaunas, qui, en raison de leurs volumes de vente importants et de la circulation intense des produits, sont considérés comme l’un des lieux de commerce de pommes de terre les plus à risque en Lituanie. Au cours d’un contrôle nocturne effectué dans les entrepôts « Urmo » de Kaunas, trois cas de pommes de terre mal étiquetées ont été constatés ; on soupçonne que ces produits pourraient provenir de Pologne. Les représentants de l’administration du site de commercialisation ont été informés des infractions constatées, et des échantillons ont été prélevés sur les lots suspects en vue d’analyses en laboratoire. Au cours du contrôle, les commerçants ont quitté les lieux de vente, laissant derrière eux d’importantes quantités de pommes de terre dont il n’a pas été possible d’identifier les propriétaires. Compte tenu des faits constatés, le Service de l’horticulture poursuit ses actions de contrôle et évalue les éventuelles infractions à la législation.
Un contrôle inopiné a également été effectué dans des marchés de gros de fruits et légumes à Vilnius, à la suite d’informations faisant état d’un chargement de pommes de terre qui aurait été importé de Pologne. Au cours de ce contrôle, six opérateurs commerciaux spécialisés dans la vente de pommes de terre ont été inspectés. Des infractions ont été constatées dans deux points de vente : dans un cas, les étiquettes d’étiquetage des pommes de terre et les documents d’achat des produits n’avaient pas été présentés ; dans l’autre cas, les pommes de terre étaient conditionnées dans des emballages portant des symboles polonais, ce qui a suscité des soupçons quant à l’origine des produits. Dans les deux cas, des échantillons ont été prélevés pour des analyses en laboratoire et des sanctions administratives ont été appliquées.
Résultats des contrôles
Les résultats des contrôles ont montré que la grande majorité des commerçants vendaient des pommes de terre cultivées en Lituanie – qu’il s’agisse de produits issus de leurs propres exploitations ou de pommes de terre achetées auprès d’autres producteurs lituaniens.
Treize opérateurs ont été identifiés comme commercialisant des pommes de terre importées d’autres États membres de l’Union européenne. Des pommes de terre provenant d’Espagne, de Chypre et de Grèce étaient commercialisées, et leur étiquetage ainsi que leurs documents d’origine étaient conformes aux exigences légales.
Au total, huit cas à risque ont été identifiés lors des contrôles, dans lesquels des doutes fondés quant à l’origine des produits ont été soulevés en raison de lacunes dans l’étiquetage, de l’absence de documents d’achat ou de problèmes liés aux emballages. Dans tous ces cas, des échantillons de pommes de terre ont été prélevés pour des analyses en laboratoire, et 8 procès-verbaux d’infraction administrative ont été dressés pour les infractions constatées, conformément à l’article 337 du Code des infractions administratives de la République de Lituanie. Les résultats des analyses en laboratoire ont montré qu’aucun ravageur de quarantaine n’a été détecté dans aucun des échantillons prélevés pour analyse.
Les contrôles ont également permis de constater des cas où les pommes de terre avaient été achetées auprès de fournisseurs enregistrés en Pologne, mais où, d’après les documents présentés, leur pays d’origine était différent : la production provenait d’Égypte, de Chypre ou d’autres États membres de l’Union européenne. Le Service de la production végétale souligne que le pays d’enregistrement du fournisseur ne détermine pas à lui seul l’origine de la production : l’origine des pommes de terre est établie sur la base des documents officiels et des informations figurant sur l’étiquetage.
Toutefois, les infractions constatées en matière d’étiquetage et de traçabilité montrent que les contrôles restent indispensables, c’est pourquoi le Service de l’horticulture continuera à effectuer des contrôles fondés sur les risques et réagira rapidement aux informations reçues concernant d’éventuelles infractions.
Que doivent savoir les commerçants et les acheteurs ?
Le Service de l'horticulture rappelle aux commerçants que les pommes de terre doivent être correctement étiquetées, que leur traçabilité doit être garantie, que les documents d’achat de la production doivent être conservés, et que les pommes de terre de consommation importées de Pologne et de Roumanie doivent être accompagnées de passeports phytosanitaires.