L'Inde a ouvert ses portes aux produits laitiers néo-zélandais
Le Parlement néo-zélandais a adopté les textes législatifs nécessaires à la mise en œuvre de l'accord de libre-échange avec l'Inde. Cet accord n'ouvre pas l'ensemble du marché indien au secteur laitier, mais prévoit des facilités spécifiques pour certains produits laitiers et ingrédients.
Des facilités – mais pas pour l'ensemble du secteur laitier
La Nouvelle-Zélande et l’Inde ont signé un accord de libre-échange le 27 avril 2026. Le 16 septembre le Parlement néo-zélandais a adopté les textes législatifs nécessaires à sa mise en œuvre. L’accord n’entrera en vigueur qu’une fois que les deux pays auront achevé leurs procédures de ratification.
Bien qu’une réduction tarifaire importante soit prévue pour la plupart des produits néo-zélandais, l’Inde maintient une protection élevée du marché dans le secteur laitier. Les préférences ne s’appliquent qu’à certains groupes de produits.
Les droits de douane seront réduits sur les préparations pour nourrissons et les ingrédients laitiers
Conformément à l’accord, les droits de douane de 33 % sur les préparations en poudre pour nourrissons et certains autres produits alimentaires à base de lait seront progressivement supprimés sur une période de 7 ans. Au cours de la même période, les droits de douane de 22 % sur les peptones – des produits issus de l’hydrolyse des protéines pouvant être fabriqués à partir de lait cru – seront également supprimés.
Un contingent tarifaire annuel distinct de 3 000 tonnes est prévu pour les albumines de lait. Dans les limites de ce contingent, le droit de douane de 22 % actuellement en vigueur sera ramené à 11 %. Selon les données du ministère des Affaires étrangères et du Commerce de Nouvelle-Zélande, ce contingent dépasse le volume moyen des exportations d’albumines du pays vers l’Inde au cours des dernières années.
Un traitement particulier pour les ingrédients destinés à la transformation
L’accord prévoit également un mécanisme spécifique pour les ingrédients néo-zélandais qui seront utilisés en Inde dans la fabrication de produits destinés à l’exportation. Ces ingrédients, y compris les ingrédients laitiers, pourront être importés par les entreprises indiennes en franchise de droits de douane, selon une procédure accélérée spécifique.
Les autorités commerciales néo-zélandaises considèrent cette disposition comme une opportunité pour les producteurs du pays de s’implanter dans les chaînes d’approvisionnement de l’industrie agroalimentaire indienne. Cela concerne moins les produits laitiers finis que les protéines à haute valeur ajoutée et d’autres ingrédients.
Le marché laitier indien reste fortement protégé
Le nouvel accord ne doit pas être considéré comme une ouverture en profondeur du marché laitier indien. Pour les principales catégories de produits laitiers, le régime général de protection du marché reste globalement inchangé, et les facilités convenues se concentrent sur des groupes de produits limités et sur les ingrédients destinés à la transformation.
L'accord contient toutefois une disposition prévoyant une éventuelle ouverture plus large du marché. Si, à l’avenir, l’Inde accordait des conditions commerciales plus larges en matière de produits laitiers à d’autres pays similaires, elle s’est engagée à consulter la Nouvelle-Zélande en vue d’accorder des conditions similaires. L’accord lui-même fera également l’objet d’une révision un an après son entrée en vigueur.
C’est pourquoi l’accord actuel revêt une importance particulière pour le secteur laitier, non pas tant en raison d’une évolution soudaine des volumes d’exportation, mais plutôt parce qu’il établit les premiers canaux préférentiels clairement définis vers l’un des plus grands marchés laitiers mondiaux.