Une descente a permis de mettre au jour un trafic illégal d'anguilles européennes et de chaussures en peau de crocodile

Asociatyvi nuotr. AAD nuotr.

Au printemps, les agents du Département de la protection de l'environnement ont mené des contrôles – ils ont inspecté les lieux de vente d'animaux sauvages, de leurs parties ou de produits dérivés, et ont également vérifié les annonces publiées sur les réseaux sociaux et les sites d'annonces. Les agents ont constaté au total quatre infractions.  

Ces contrôles visent à vérifier si le commerce d’animaux sauvages, de leurs parties ou de produits dérivés est effectué conformément aux exigences légales. Une attention particulière est accordée à la protection des espèces protégées et menacées. 

Les agents se sont rendus dans divers lieux de vente et ont renforcé la surveillance des annonces publiées sur Internet. Une part non négligeable du commerce d’animaux sauvages s’effectue sur des portails d’annonces en ligne et sur les réseaux sociaux ; c’est pourquoi une attention croissante est accordée à la surveillance de l’espace numérique. 

Les agents du Département de la protection de l’environnement utilisent également un outil basé sur l’intelligence artificielle (en anglais : « web crawler ») pour rechercher ces annonces ; celui-ci analyse automatiquement les annonces et aide à identifier les infractions en matière de protection de l’environnement.

Parmi les infractions constatées : le commerce de produits en peau de crocodile

En surveillant les portails d’annonces, les agents ont identifié deux cas de commerce illégal.

À Vilnius, les agents ont convenu de rencontrer une personne qui avait l’intention de vendre un étui à revolver, vraisemblablement fabriqué en peau de crocodile. Afin de déterminer l’origine du produit, les agents ont saisi l’étui pour le soumettre à une expertise. Il a été établi que l'étui était fabriqué à partir de la peau d'un représentant de l'ordre des crocodiliens (lat. Crocodylia). Toutes les espèces de l'ordre des crocodiliens sont protégées ; par conséquent, le commerce de ces animaux, de leurs parties ou des produits qui en sont issus, nécessite des documents attestant de leur acquisition légale et de leur origine. Le vendeur ne disposait pas de ces documents ; l’étui à arme n’a donc pas été restitué à son propriétaire.

Un autre cas similaire a été constaté à Kaunas. Là, les agents, réagissant à une annonce publiée sur un portail d’annonces et après avoir rencontré le vendeur, ont identifié une personne qui vendait des chaussures en peau de crocodile. Lors de leur rencontre avec le vendeur, il s’est avéré que celui-ci ne disposait pas non plus de documents attestant de l’acquisition légale et de l’origine des produits. Les chaussures en peau de crocodile ont été saisies. 

Des procès-verbaux d’infraction administrative ont été dressés pour ces deux infractions. Les personnes responsables encourent des amendes allant de 500 à 3 800 euros.

Commerce illégal d’anguilles

Une autre infraction a été constatée à Kaunas, lors d’un contrôle dans un magasin où étaient vendues trois anguilles européennes. Bien que la personne responsable ait acquis les anguilles en toute légalité, elle ne disposait pas d’autorisation pour les commercialiser. Les anguilles européennes étant une espèce protégée, leur commercialisation est soumise à des exigences spécifiques : une autorisation est obligatoire. Les poissons ont été saisis et un procès-verbal d’infraction administrative a été dressé à l’encontre de la personne responsable. Celle-ci encourt une amende comprise entre 40 et 2 000 euros.

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