Procureurs européens : quatre députés grecs mis en examen dans le cadre du scandale agricole de l'UE

Asociatyvi nuotr.

Le Parquet européen (EPPO) a annoncé jeudi que quatre députés grecs figuraient parmi les 22 personnes mises en examen dans le cadre du scandale des subventions agricoles de l'Union européenne (UE) qui a secoué le gouvernement.

Dans un communiqué, l’agence a indiqué avoir « mis en examen 22 prévenus, dont quatre députés grecs en exercice, plusieurs anciens hauts fonctionnaires et collaborateurs politiques, dans le cadre d’une enquête sur un présumé système de fraude organisée lié aux fonds agricoles“.

Il s’agirait de plusieurs millions d’euros

Parmi les accusés figurent l’ancien secrétaire politique du parti au pouvoir, « Nouvelle Démocratie », ainsi que plusieurs anciens responsables de l’OPEKEPE, l’agence chargée de l’octroi des subventions. L’un d’entre eux est l’ancien président de l’agence.

Selon le Parquet européen, les chefs d’accusation retenus contre les parlementaires comprennent l’incitation à l’abus de confiance, l’incitation à la gestion irrégulière de fonds européens, l’incitation à la falsification de documents et la tentative de fraude informatique.

Les députés sont soupçonnés d’avoir permis à des dizaines de particuliers de demander des subventions pour des terres qui ne leur appartenaient pas et d’augmenter le nombre d’animaux dans leurs exploitations.

Le communiqué du Parquet européen indique que les preuves « montrent, entre autres, une ingérence illégale dans les procédures administratives et de contrôle, des modifications de données effectuées a posteriori après les contrôles obligatoires, une ingérence illicite dans les contrôles sur place, la dissimulation et la manipulation des conclusions de ces contrôles, ainsi que des certificats falsifiés““.

Certaines des personnes ayant perçu ces aides n’avaient aucun lien avec l’agriculture.

La plupart des subventions obtenues de manière frauduleuse ont été versées en Crète

Cette affaire a accru la pression sur le Premier ministre conservateur Kyriakos Mitsotakis, dont la famille exerce une influence politique en Crète depuis plus d’un siècle.

S’ils sont reconnus coupables, les accusés encourent jusqu’à cinq ans d’emprisonnement et des amendes.

Les accusations portées contre sept autres députés et deux anciens législateurs ont été rejetées faute de preuves, tandis que trois anciens députés font toujours l’objet d’une enquête, a indiqué le Parquet européen.

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