L'UE prévoit d'interdire les « steaks » végétaux, mais les « hamburgers » végétariens seront autorisés

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Le Parlement européen (PE) a approuvé mardi l'interdiction de commercialiser des produits alimentaires d'origine végétale en utilisant des termes tels que « steak » ou « lard ». Il restera toutefois possible de commercialiser des « hamburgers » végétariens.

Cette interdiction, qui doit encore recevoir l’approbation définitive des États membres, marque une victoire pour le secteur de l’élevage, dont les représentants affirment que les produits alimentaires d’origine végétale, imitant la viande, non seulement induisent les consommateurs en erreur, mais nuisent également à leur secteur.

« C’est une victoire pour nos producteurs, pour leur savoir-faire et pour la clarté dont les consommateurs ont besoin », – a déclaré Céline Imart, productrice céréalière et députée française de droite, qui a soutenu cette proposition.

Le texte adopté restreint l’utilisation du terme générique « viande » et établit une longue liste de termes liés à la viande. En outre, il définit clairement la viande comme étant les « parties comestibles d’animaux » et interdit l’utilisation de ce terme pour les produits cultivés en laboratoire ou fabriqués à partir de cellules.

Toutefois, conformément au compromis conclu en mars entre les législateurs européens et les États membres, aucune interdiction plus large n’a été mise en place, empêchant la vente de produits alimentaires d’origine végétale sous les appellations « hamburgers » ou « saucisses ».

Les distributeurs alimentaires en Allemagne – le plus grand marché européen des produits alternatifs d’origine végétale – se sont opposés à cette interdiction, aux côtés des défenseurs de l’environnement et des défenseurs des droits des consommateurs.

Selon les données de l’association de consommateurs BEUC, la consommation de substituts de viande d’origine végétale dans l’UE a été multipliée par cinq depuis 2011, en raison des préoccupations liées au bien-être animal et aux émissions de gaz à effet de serre provenant des élevages, ainsi que d’arguments liés à la santé.

Cependant, la question de l'étiquetage de ces produits alternatifs n'est pas encore définitivement tranchée : les nouvelles règles s'appliqueront dans un premier temps jusqu'à la fin de l'année prochaine, et des négociations supplémentaires sont déjà en cours dans le cadre de la prochaine révision du système de subventions agricoles prévue par la politique agricole commune de l'UE.

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