Il est proposé de supprimer la possibilité d'euthanasier des animaux sauvages en raison d'infractions commises par leurs propriétaires
En réaction au scandale qui a éclaté ces derniers jours dans l'opinion publique concernant la détention d'ours et de lynx dans un complexe de loisirs situé dans le district de Klaipėda, le président de la commission de la protection de l'environnement du Seimas, le social-démocrate Linas Jonauskas, a déposé des amendements législatifs, visant à supprimer la possibilité d’euthanasier ou d’abattre des animaux sauvages en bonne santé au seul motif que leur propriétaire a perdu son autorisation de détention.
La procédure actuellement en vigueur prévoit que, en cas de retrait de l’autorisation de détenir des animaux sauvages en captivité, dans un délai fixé par l’autorité habilitée par le ministère de l’Environnement et ne dépassant pas 30 jours calendaires, les animaux doivent, sur décision du propriétaire, être confiés à d’autres personnes ayant le droit et les conditions appropriées pour les détenir. Ils peuvent également être mis à mort ou euthanasiés, conformément aux exigences de la loi sur le bien-être et la protection des animaux.
Selon L. Jonauskas, cette réglementation est imparfaite et l’euthanasie d’un animal en bonne santé est contraire aux principes du bien-être animal.
„La mise à mort d’un animal doit être une mesure de dernier recours, appliquée pour des raisons vétérinaires ou de sécurité évidentes, et non un moyen administratif de résoudre une situation où un propriétaire ayant perdu son autorisation n’a personne à qui confier son animal. Le simple fait de ne pas avoir réussi à trouver un nouveau détenteur dans le délai imparti ne peut constituer un motif suffisant pour euthanasier l’animal“, – affirme le député.
« L’euthanasie d’un animal en bonne santé, en l’absence d’indications vétérinaires, de maladie incurable, de souffrances insupportables ou de menace directe pour la sécurité des personnes et des autres animaux, est contraire aux principes du bien-être animal“, ajoute-t-il.
Selon le président de la commission de la protection de l’environnement du Seimas, les animaux devraient être confiés à des personnes ou à des organismes habilités et disposant des conditions adéquates pour s’en occuper.
L. Jonauskas souligne qu’il existe déjà en Lituanie un centre de protection des animaux sauvages, dont la mission est de d’accueillir, de soigner et de réhabiliter les animaux sauvages capturés, confisqués ou blessés. Les animaux guéris et capables de vivre de manière autonome dans la nature sont relâchés dans leur habitat naturel. Les autres, selon lui, peuvent être confiés à des personnes disposant des conditions adéquates et autorisées à les accueillir.
« L’État dispose déjà d’une institution capable de contribuer à la recherche d’une solution appropriée et humaine pour l’animal. C’est pourquoi la réglementation juridique doit être axée non pas sur l’euthanasie de l’animal, mais sur sa protection, sa prise en charge temporaire, sa réhabilitation et son transfert responsable“, – déclare L. Jonauskas.
Selon lui, il faudrait également veiller à ce que le Centre de protection des animaux sauvages se voie attribuer les ressources et les pouvoirs nécessaires à cet effet.
Jadvyga Bieliavska (ELTA)
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