La canicule oblige les producteurs de champagne français à augmenter la teneur en alcool de leurs boissons

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La dégustation du champagne du millésime de cette année pourrait provoquer davantage de maux de tête. Selon des représentants du secteur, les vagues de chaleur record qui frappent la France obligeraient certains producteurs de cette boisson pétillante à augmenter la teneur en alcool de leurs cuvées.

Les autorités françaises ont autorisé les producteurs de champagne à élaborer un vin mousseux dont la teneur en alcool peut atteindre 15 %. Cette décision est qualifiée de précédent historique, car jusqu’à présent, la teneur en alcool du champagne ne dépassait généralement pas 13 %.

Selon l’association professionnelle « Comité Champagne », les viticulteurs ont dû vendanger exceptionnellement tôt cette année, car des vagues de chaleur extrêmes ont accéléré l’accumulation de sucre – et par là même la formation naturelle d’alcool – dans les raisins. Toutefois, « tous les indicateurs de la récolte laissent présager la production de vins excellents, voire exceptionnels », indique le communiqué de l’association.

La France est le deuxième producteur mondial de vin après l’Italie, et les vagues de chaleur et la sécheresse enregistrées cet été ont renforcé les craintes de nombreux viticulteurs quant à leur capacité à faire face au changement climatique.

La récolte de raisin de cette année a été la plus précoce jamais enregistrée dans la région de Champagne : les premiers raisins ont été cueillis dès le 6 août, et les vendanges ont véritablement commencé le 17 août – deux semaines plus tôt qu’en 2025, année où il était déjà considéré comme précoce, selon l’association.

En raison du changement climatique, « cette récolte inhabituelle deviendra probablement la norme d’ici 10 à 15 ans », a déclaré Maxime Toubart, l’un des présidents du « Comité Champagne“, Maxime Toubart.

Son collègue David Chatillon a toutefois souligné que l’assouplissement des exigences en matière de teneur en alcool ne concernera qu’un petit nombre de viticulteurs. « La moyenne après les vendanges est inférieure à 12 %. Tous les viticulteurs de Champagne ne dépasseront pas ce seuil », a-t-il déclaré.

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